Promenade ... suite
Aragon,
aujourdhui, va nous accompagner.
Un peu de poésie pour
aller au fil de l'eau, nous
promener au bord de la Seine.
Nous laissons les Tuileries ...
... et le Louvre ...
... et allons chercher un peu de fraîcheur.
Une barque s'en va sur l'eau, sur l'eau
Comme fait la fauille du saule
Comme ta joue sur mon épaule
Comme la paupière à l'oeil clos
Une barque s'en va sur l'eau, sur l'eau
Comme fait la feuille du saule
Elle fend sans heurt et sans bruit, sans bruit
La rivière profonde et noire
Qui tant ressemble la mémoire
Et comme la mémoire fuit
Elle fend sans heurt et sans bruit, sans bruit
La rivière profonde et noire
La barque vire tourne et vient, et vient
Innocemment vers le rivage
Chercher caresse du feuillage
Où le coeur battant, je me tiens
La barque vire tourne et vient, et vient
Innocemment vers le rivage
Par dessus bord il pend un bras, un bras
Lisse et doré de jeune fille
Comme d’un lit sortant des draps
La barque oscille sur sa quille
Par-dessus bord il pend un bras, un bras
Lisse et doré de jeune fille
Les cheveux de l’autre debout, debout
En approchant touche les branches
Elle y accroche sa main blanche
La première se penche au bout
Les cheveux de l’autre debout, debout
En approchant touche les branches
Et la troisième qui me voit, me voit
Que dirais-je de la troisième
Sinon que c’est elle que j’aime
Elle chante et j’entends sa voix
C’est la troisième qui me voit, me voit
Ce que je dis de la troisième
Intermède - Aragon
Vous aimez ?
Se dire un poème lors d'une promenade
est un plaisir que j'aimerais me faire.
Hélas, ma mémoire fiche le camp.
Je vous souhaite une belle journée de plaisir.
A demain !






















