Envie de poésie
Avec le thé,
mon péché mignon est
la poésie.
Aussi quand le temps s'y prête
et invite à la nostalgie,
je m'installe avec mes livres.
Presque au hasard, je pris Rimbaud.
Mais est-ce vraiment le hasard qui guide nos choix ?
Il devait correspondre à mon humeur de l'instant.
J'avais encore dans l'oeil, les images de ce coin de nature ...
... et le romantisme qui y était attaché.
Rimbaud, poète de ma tendre jeunesse.
Vous souvenez-vous du Dormeur du Val que j'appris à douze ans.
Je m'en souviens encore.
Et 'On n'est pas sérieux quand on a dix sept ans ' ?
Ophélia blanche comme un grand lys
que je lisais avec ma petite soeur ?
Mais je me suis arrêtée sur ...
Larme
Loin des oiseaux, des troupeaux, des villageoises,
Je buvais, accroupi dans quelque bruyère
Entourée de tendres bois de noisetiers,
Par un brouillard d'après-midi tiède et vert.
*
Que pouvais-je boire dans cette jeune Oise,
Ormeaux sans voix, gazon sans fleurs, ciel ouvert.
Que tirais-je à la gourde de colocase ?
Quelque liqueur d'or, fade et qui fait suer.
*
Tel, j'eusse été mauvaise enseigne d'auberge.
Puis l'orage changea le ciel, jusqu'au soir.
Ce furent des pays noirs, des lacs, des perches,
des colonnades sous la nuit bleue, des gares.
*
L'eau des bois se perdait sur des sables vierges,
Le vent, du ciel, jetait des glaçons aux mares ...
Or ! tel qu'un pêcheur d'or ou de coquillage,
Dire que je n'ai pas eu de souci de boire !
***
... qui correspondait à mon humeur ainsi qu'à l'ambiance
des photos.
Et vous, que faites-vous en temps de
vague à l'âme ?
Cette lecture m'ayant ragaillardi, je suis allée faire un tour,
l'esprit toujours occupée de poésie et ma
promenade en a été enrichie.
Et le ciel s'est mis à l'unisson.
Je vous souhaite une merveilleuse journée.
A demain !











