Je n'ai pas le coeur à

écrire un billet, je suis triste comme la 

majorité d'entre vous.

J'ai repris un billet où je n'avais mis que des photos.

Il n'était pas fini, je n'avais rien écrit.

Pour nous distraire, je vous montre ces vitrines frivoles.

135

 

Vous, vous rappelez, nous préparions Noël.

136

 

Nous étions dans cet esprit que nous aimons tant ...

137

 

... dans ce moment de grâce où nous croyons en la bonté ...

138

 

... la générosité, l'altruisme, la tolérance.

139

 Les fêtes sont passées ...

140

 

... nous finissons tout juste de nous remettre de nos agapes ...

141

 

... quand l'horreur nous saisit.

142

 

Ce qui me fait le plus mal ...

143

 

... c'est que le petit voisin si gentil ...

144

... un de mes enfants, petits enfants ...  

145

 

... peut être retourné comme un gant ...

146

 

... par des gens sans scrupules.

147

 

A force de ne voir que le bon  et le beau ...

148

 

... je ne voyais pas l'horreur à ma porte, chez moi.

149

Je suis comme vous, Charlie, même si je ne lisais pas ce journal ... 

150

 

... et j'espère que ce tollé général contre le musellement ...

151

 

... perdurera et que nos jeunes réfléchiront avant de se laisser embrigader.

152

 

Restons vigilants, soyons plus forts ...

153

 

... tout en restant tolérants.

154

 C'est un dur apprentissage que nous avons à faire pour le rester  ou 

pour le devenir.

Je présente mes condoléances aux familles et amis des victimes, à ceux

qui nous protègent, policiers, gendarmes, soldats, 

à notre République, à notre Liberté, à ce que nous avons de meilleur chez et en nous.

A demain !

 

007