... automne.

Paris est toujours beau, quelque soit

la saison.

Agréable, pas toujours, mais beau, si.

C'est en rentrant, dimanche soir,

que je pensais à Colette qui parlait si bien

de Paris.

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Il pleuvait et j'ai du choisir entre mon brushing et la photo.

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La nuit tombe vite et j'ai dû me dépêcher, mais pas suffisamment, sans doute.

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Même rue de Provence, derrière le Printemps, on peut voir ce genre d'immeuble.

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Trop tard, la nuit est là, et ses lumières, et ses reflets.

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"Quelque chose changeait, dimanche, dans la brume, encore hermétique,

qui couvre Paris si obstinément."

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"Quelque chose bougeait vaguement là-haut, un grand débat, à peine visible pour nous autres d'en-bas, signifiait la lutte des vents, l'effort de ce qui vient d'Ouest contre nos bourreaux de l'Est et du Nord, vainqueurs depuis tant de jours."

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"Aussitôt, la vigie terrestre, l'aiguille bleue, rebrussa chemin sur le cadran du baromètre, et je fis des voeux pour mon allié de l'Ouest."

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C'est cet allié de l'Ouest qui, en ce moment, préside au temps qu'il fait, en ce mois de novembre.

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Cet allié qui nous amène ces lourds nuages qui crèvent gentiment

et s'égouttent lentement sur les trottoirs.

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"Lumière, bourrasques, brise, oiseaux, semences volantes, sel et pluie, chaleur, tout est bon qui vient de l'Ouest."

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"Du moins je le sais, je le sens."

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 "Combient l'ignorent ?"

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"Déchu de son instinct, l'homme n'est même plus apte à choisir des abris tutélaires, et l'architecture urbaine ne l'y aide pas. Une cité progresse vers l'Ouest, elle dévastera son chemin s'il le faut, abattra des bois, aveuglera des eaux souterraines, marchant vers la source la plus riche de lumière, marchant à l'encontre des vents les plus fréquents, rejetant, derrière ses nouveaux venus, ses fumées, l'odeur de ses usines et de ses vieux abattoirs ..." Colette journaliste

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Toute à mes pensées, me voilà déjà place d'Italie où le manège s'est arrêté faute de petits clients.

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Il pleut toujours et la pluie la pare d'or et de gemmes.

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Même photo avec le flash. Il ne faut pas grand chose pour tout changer.

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Et là c'est pareil, avec ...

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... et sans .

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Les rues de mon quartier, si ordinaires, deviennent féeriques.

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La haie aussi, grâce à la pluie, capte la lumière.

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Les roses trémières s'accrochent dorlotées par la douceur du climat.

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Et me voilà rentrée aussi mouillée que cette verdure mais moins endiamantée.

Manteau et chaussures vont sécher dans la salle de bains et je vais

me réchauffer à l'aide d'un thé,

contente de mon périple sous la pluie.

Paris et Colette m'ont aidée à aimer cette promenade que je suis prête à

refaire pour aller photographier d'autres vitrines.

Je vous souhaite de belles heures, sous la pluie ou au soleil.

A demain ! 

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