Cela fait trois jours

que je vous balade du boulevard Voltaire

à la rue des Boulets,

du Square des Jardiniers  à celui de ...

Au fait, comment s'appelle-t-il, celui-là ?

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Pour moi, c'est ...

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... et restera ...

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... le square des magnolias.

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Les photos n'en rendent pas toute la beauté.

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Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,

Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :

Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.

Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

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Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :

Mais l'amour infini me montera dans l'âme,

Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,

Par la nature, - heureux comme avec une femme.

Arthur Raimbaud - Sensation

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J'étais à peu près dans cet état, quand ...

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"M'dam, M'dam ... Faut pas faire de photo, ici.

Faut pas nous photographier".

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Trois jeunes Africains sont assis sur un banc ...

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... juste derrière "mes" magnolias.

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"Je ne vous photographie pas, vous n'êtes pas assez beaux."

C'est vrai, un particulièrement, celui qui m'apostrophe.

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Un plus vieux, un adulte, arrive qui calme l'ado.

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Des dealers attendant le client ?

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Ils n'arriveront pas à diminuer ma joie ...

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... devant tant de beauté.

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Il n'y a que six arbres dans ce groupe et pas ailleurs.

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Ne reste que celui de la rue de Charonne.

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Une autre beauté qui permet à une autre femme ...

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... de m'aborder.

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Elle non  plus ne connaît pas mon jardin en habitant tout près.

Mais elle m'indique d'autres lieux, dans le 14ème

notamment où les glycines tiennent une place de choix.

Je vous les ai déjà montrées mais j'y retournerai, bien sûr.

Je vous souhaite une belle fin de semaine, toujours sous le signe du printemps.

A demain !

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