... l'Iris !

Cette fleur est si belle que je n'arrive

pas à la quitter.

052

Et pour la fêter ...

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... un poème de ...

Charles Rouvin

Près des étangs où la libellule voltige, 
Où, dans les soirs d'été, vient se baigner l'oiseau, 
On aperçoit l'Iris, qui tremble sur sa tige 
Et semble un papillon posé sur un roseau. 


062


Du bleu foncé des mers elle reçut l'empreinte, 
Prise à l'heure où la nuit noircit l'azur des cieux. 
Seule parmi les fleurs elle offre cette teinte, 
La plus chère à l'esprit et la plus douce aux yeux. 


072


Sur la terre, du bleu la Nature est avare,. 
Et les poètes sont réduits à le rêver ; 
Si le pinceau s'applique à le rendre moins rare, 
C'est que vers l'Idéal l'Art tend à s'élever. 


069


Des Zéphirs printaniers docile messagère, 
Comme une voile au vent toujours prête à flotter, 
La forme de l'Iris, vaporeuse et légère, 
Est l'image de l'âme en train de nous quitter. 


157


Aux rayons du soleil qui brille sur la plage, 
Sa transparence émet une lueur dans l'air, 
Semblable au feu follet qui court avant l'orage 
Et disparaît soudain, absorbé dans l'éther.


144

Comment mieux dire la beauté de cette fleur ?

150

On ne peut que la contempler.

C'est ce que je vous laisse faire en vous souhaitant

une magnifique journée.

A demain !

AU FIL DES JOURS ET DES MENUS PLAISIRS 2